Mardi 4 Septembre 2007
 
 
 
 
 
Ayons en ce jour, une pensée spéciale pour les écoliers et étudiants...
 
Les vacances sont finies, avec elles, les jeux, les loisirs; comme pour les "grands",
ce n'est pas facile d'adopter un autre rythme de vie, orchestré autour des horaires
incontournables, pas question de se lever tard, de trainailler...
 
Il va falloir mettre les 5 sens en éveil, bien écouter, bien regarder, bien ressentir,
bien goûter, bien toucher, bien retenir...etc... bien, bien, bien...Etudier fait du BIEN.
Il nous ouvre sur le Savoir, sur le Monde, sur l'Inconnu, sur l'Aventure!!
 
Et puis...et puis...il y a les retrouvailles avec les copains, les copines, une Instit' qu'on a bien aimée, un Prof' sympa..
 
                                     
 
Le cancre
 
Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur
 
Jacques Prévert

 
 
Un petit extrait de Loupiote, cet écolier devenu étudiant, qui n'est autre que Pti Lutin dans le monde réel, mais chuuuuttt...
(Le Conte " Loupiote " fait partie du recueil " Le Jardin secret de FLeuRBLeuE "
 
Loupiote

Loupiote

 

 
Les années passèrent …

Les années passèrent …

 

Loupiote était devenu un jeune homme sérieux et réservé, il semblait fuir la compagnie des garçons de son âge. Sa seule distraction était cette halte qu’il faisait chaque après-midi, après l’école, dans la maison de Constance. Il savait qu’elle l’attendait impatiemment avec son goûter prêt: du pain de campagne couvert d’une épaisse couche de beurre et une barre de chocolat noir. C’était drôle ! cette tartine avait une toute autre saveur que celle que sa mère lui préparait, les rares fois où Constance s’absentait.

 

Constance était une pauvre femme délaissée par son mari et ses enfants. Loupiote n’aurait su dire son âge, elle n’avait pas d’âge : dans le village, les commères se demandaient toujours si c’était une jeune femme prématurément vieillie ou une vieille dame qui avait l’air d’une enfant.  Elle s’était pris d’affection pour ce petit orphelin de père… peut-être parce ce que ses propres enfants lui manquaient

 

Loupiote, délibérément, mangeait sa collation de Quatre-heures, lentement, savourant chaque bouchée pour pouvoir rester plus longtemps auprès d’elle.  Elle riait tout le temps de petites choses insignifiantes, futiles,… un rien l’amusait, elle s’extasiait de tout et le jeune homme riait avec elle.       Mais ce qui l’amusait le plus, était ces conversations qu’elle entretenait avec un drôle de personnage…son chat…un énorme chat persan couleur de la terre et des feuilles sèches, se confondant à la nature comme un caméléon. Il lui en faisait voir » des vertes et des pas mûres »…                                                                        

 

                                                                                                                                     FLeuRBLeuE-PluMeRosE
 
 
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